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Actus

L’équipe d’INterland retenue pour imaginer le Grand Genève du 21e siècle

9 novembre 2018

Habiter le 21e siècle à l’ère de l’Anthropocène témoigne d’une double espérance, celle de penser que la prospective puisse encore avoir un horizon, et celle de voir notre modèle de développement profondément changer.
Rien n’est assuré pour autant, si ce n’est une évolution dont on ne saurait aujourd’hui prévoir la trajectoire, mais pour laquelle nous pouvons en partie décider de faire le choix de la responsabilité, ou a minima de parier sur ce que nous allons perdre ou gagner.

1. REFORMULER POUR INVENTER
TRANSITION ET PLANIFICATION NE SONT PAS CE QUE L’ON CROIT
En croisant les enjeux de la «planification» avec ceux de la «transition écologique», l’occasion nous est donnée de reformuler la situation dans laquelle nos sociétés organisées évoluent aujourd’hui – situation qui ne peut être réduite ni à une simple transition, ni à un simple renouveau des modes classiques de la planification : il ne s’agit pas de passer d’un état que l’on jugerait destructeur, dépassé, vers un autre état qui serait plus raisonné, vertueux. Le défi ne relève pas pour nous d’une forme d’adaptation, mais plus fondamentalement d’une capacité de réinvention du modèle d’habiter des écosystèmes désormais reconnus complexes (et eux même en évolution permanente).

2. HYBRIDER POUR EXPLORER
POSTURES CROISEES
Combiner pratique et recherche, stratégie et action, programme et projet… c’est ouvrir des dimensions exploratoires peu communes. A travers de telles hybridations, la planification se cherche de nouveaux cadres et méthodes pour faire émerger un projet à partir d’un contexte, prenant en compte la mouvance des conjonctures, l’obsolescence des socles politiques. La pensée devient systémique, non plus linéaire, et se confronte instantanément à une réalité sociale, environnementale et économique de l’urgence climatique.
Ses fondements n’en demeurent pas moins ancrés à un territoire existant, un déjà-là qui oblige à la relecture d’une rencontre : celle d’une géographie des contraintes et des frontières, d’une histoire des sommets et des traités, d’une place financière hors norme et d’un cadre de gouvernance unique.
A première vue, peu de prédispositions pour s’engager dans une forme de transition écologique, et pourtant, il existe depuis des décennies une culture de la circularité, de la concertation, de la coopération, qu’il s’agira de repérer et d’activer, en croisant la posture de recherche et la posture de projet…

3. RECHERCHER POUR CONCEVOIR
A LA RECHERCHE DES ECOLOGIES SINGULIERES DU GRAND GENEVE
Notre équipe propose d’habiter la ville-paysage du 21e siècle en partant à la recherche des écologies singulières du Grand Genève. « D’habiter la ville-paysage », physiquement et imaginairement – ce qui se traduira dans la méthode par la programmation alternée de moments d’exploration collective in situ, de mise en forme et en récit, et de mise en débat des informations recueillies. « Des écologies singulières », c’est-à-dire celles qui sont propres à la métropole genevoise – ce qui se traduira dans la méthode par un triple mouvement de recherche de lieux, de réseaux et de processus inédits ou potentiels.
Le premier mouvement embrasse large et cherchera à caractériser, par l’articulation entre histoire sociale et culturelle, géographie physique (l’eau, la pente, le sol, le climat, …) et géographie humaine (les frontières, les migrations, …) les écologies propres et singulières du Grand Genève – celles dont nous dirons littéralement qu’elles donnent lieux à ce territoire.
Le deuxième tentera à l’inverse de repérer ce qui n’existe qu’à peine, ce qui est encore balbutiant et qui donne pourtant à imaginer un demain pour ce territoire.
Le dernier mouvement, à l’articulation des deux premiers, explorera les changements (climatiques, technologiques, économiques et culturels) rendus possibles par la prise en compte de ce qui se joue à l’échelle mondiale, que ce soit en termes d’organisation sociale ou de gestion des impératifs environnementaux.

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